Technique de pose pour parquet flottant

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techniques pose parquet

Poser soi -même son parquet, et pourquoi pas ? Mais attention, entre les termes utilisés dans la notice, le bons sens et certaines règles élémentaires à respecter, l’huile de coude ne suffit pas toujours. Démonstration.

Le parquet tel qu’on l’entend aujourd’hui est généralement constitué de lames minces (15 mm environ). Seule leur face supérieure (parement) est en vrai bois, sur 3 à 4 mm. Le reste (âme) fait appel à un dérivé (latté, aggloméré, contreplaqué, fibres à haute densité…).

Une combinaison qui revient moins cher que le bois massif et s’avère aussi plus stable : contrecollées et vernies en usine, les lames ne présentent aucun risque de se déformer. A condition d’être posées correctement.

Contrairement aux lames des parquets traditionnels (clouées sur lambourdes), les lames minces des parquets d’aujourd’hui sont avant tout destinées à être posées flottantes. C’est à dire qu’elles reposent sur toute leur surface à même le sol ; ou plus exactement sur une sous-couche résiliente. Mince elle aussi, elle absorbe les bruits d’impact mais doit être compatible avec un plancher chauffant (à vérifier à l’achat).

Ces lames sont uniquement assemblées par leurs chants à rainures et languettes. Selon le type des lames, l’assemblage s’effectue après encollage (des rainures) ou bien par simple emboîtement (donc à sec). Ce type de pose est le plus rapide.

L’astuce du pro : même contrecollé, le bois réagit toujours à l’humidité ambiante. Il se rétracte ainsi en été et en hiver (dans une pièce chauffée). Alors qu’il se dilate au printemps et à l’automne. C’est pourquoi un jeu de dilatation de 6 à 8 mm est absolument nécessaire à la périphérie du parquet. Réservé à l’aide de petites cales lors de la pose, ce jeu est ensuite caché sous de nouvelles plinthes. Ou bien sous des moulures en quart de rond si les plinthes d’origine sont laissées en place.


 

1.Préparer la pose

La pièce qui accueillera le parquet doit être débarrassée de tout objet reposant au sol. S’il doit impérativement être lisse et plan, le sol n’a pas besoin d’être mis à nu : un revêtement de sol souple (moquette, dalles de PVC…) peut très bien être laissé sur place pour servir de sous-couche. Mais il ne doit comporter aucun creux ou surépaisseur.

L’astuce du pro : les paquets (bottes) de lames restent souvent pendant des mois dans une ambiance plus froide que celle d’un logement… Bien avant d’arriver chez vous, le bois a donc eu tendance à gonfler un peu. Raison pour laquelle il est conseillé de déballer les lames dans une pièce attenante (chauffée), de 24 à 48 h avant leur pose.


 

2. Choisir le sens de pose

C’est en général la disposition des ouvertures de façade qui dicte l’orientation des lames : à poser dans le sens de la lumière, vers ou à partir des fenêtres.

Mais ce n’est pas une règle absolue : dans une pièce rectangulaire implantée le long d’une façade, les lames peuvent être posées parallèlement à celles-ci même si plusieurs fenêtres les éclairent latéralement. Deux orientations perpendiculaires sont aussi admises dans une pièce en « L ». A fortiori avec un sol sur deux niveaux.

L’astuce du pro : une sous-couche en lés se pose perpendiculairement aux futures lames de parquet. Si la sous-couche se présente en panneaux, leur pose s’oriente en diagonale dans la pièce.


 

3. Par où et comment démarrer ?

Effectuée de droite à gauche ou de gauche à droite, la pose démarre toujours dans un angle, donc le long d’un mur. Et en principe à l’opposé de la porte donnant accès à la pièce. Choisissez pour cela le mur plus droit, en vérifiant avec une grande règle en aluminium (2 m ou plus).

Les lames de la première rangée s’emboîtent uniquement par leurs chants transversaux. Arrivé(e) au bout de cette rangée, mesurez l’intervalle jusqu’au mur perpendiculaire, déduisez de 6 à 8 mm et coupez la lame correspondante. Si la chute mesure au moins 20 cm vous pourrez la réutiliser au début de la rangée suivante.

L’astuce du pro : les lames se posent indifféremment avec la languette ou la rainure vers soi. L’avantage d’une rainure vers soi est que les lames ont moins de chances de s’abîmer lorsque l’on frappe sur leur chant (en interposant une cale) pour serrer les lames. Mais cela implique de découper (de préférence à la scie égoïne ou circulaire) les languettes des lames de la première rangée. Sinon ces languettes risquent de rester visible au ras de la plinthe.


 

4. Poser la 2è rangée

Des lames qui sont toutes de même longueur se posent avec des joints (transversaux) décalés de façon régulière d’une rangée à l’autre : par exemple jusqu’à mi-longueur pour un motif en « coupe de pierre » ou bien sur une partie de cette longueur pour un motif en escalier. Avec des lames de 10 à 12 cm de large comptez alors un décalage de 20 à 25 cm (deux largeurs de parement). Ce principe vaut également pour les lames de longueurs panachées qui elles, se posent à « joints perdus » : c’est-à- dire irréguliers. Le reste de la pose se déroule de la même façon jusqu’à la dernière rangée.

L’astuce du pro : chaque rangée de lame demande à être serrée sur la précédente. Résultat obtenu en frappant à petits coups le long des lames de chaque nouvelle rangée, mais en interposant une cale en bois dur (ou une chute de lame). Utilisez de préférence un marteau assez lourd (ou une massette). Ce qui permet de frapper d’autant moins fort.


 

5.Terminer la pose

  • En fin de pose il est rarement possible de couvrir l’intervalle restant au pied du mur d’arrivée avec une rangée de lames de même largeur que les précédentes… Les lames de la dernière rangée doivent donc être retaillées pour coïncider avec cet intervalle. Comme il a aussi des chances de ne pas être parfaitement régulier (c’est à dire d’équerre avec les autres murs), mesurez-le avant la pose de chaque lame. Et retaillez celle-ci en conséquence.
  • Pour chacune des lames : reportez à chaque extrémité la largeur à retirer (majorée des 6 à 8 mm du jeu de dilatation). Tracez ensuite un repère de coupe à la règle sur toute la longueur. N’utilisez pas le guide latéral d’une scie sauteuse ou circulaire puisqu’il ne permet qu’une coupe parallèle au chant. Vous devez donc soit guider la machine à l’œil soit le long d’un tasseau (ou profilé) bridé sur la lame de parquet avec 2 serre-joints.

L’astuce du pro : le jeu de dilatation dont vous avez tenu compte doit normalement permettre d’emboîter les languettes des lames de la dernière rangée dans les rainures de celles de l’avant-dernière. Si ce n’est pas le cas, enlevez 5 mm de plus à l’arrière des lames (ou supprimez leur languette).

Comme vous ne pourrez frapper derrière les dernières lames pour les serrer contre les précédentes, il faut utiliser un tire-lames : outil spécial dont l’extrémité arrière prend appui derrière les lames et dont l’extrémité avant (relevée) est faite pour frapper dessus avec un marteau.

Publié le 21/04/16

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